mercredi 26 mars 2008

On n'avait pas dit que c'était le printemps?


Comme tout le monde nous faisons face depuis trois semaines à un retour de l'hiver. Quelques sorties ont été annulées parce que monsieur Météo annonçait des -17° la nuit, alors on préférait rester au chaud. Le long week-end de Pâques a été consacré à Karin, enfin terminé, et à quelques autres tricots oubliés au fond des placards. J'ai commencé une paire de mitaines parce que c'est de saison et j'attends Noël avec impatience.

Si on m'avait dit il y a seulement cinq ans qu'un jour je prendrais ma voiture pour traverser un paysage pareil, je ne l'aurais pas cru. Suis une fille du Sud moi, trois flocons de neige et on doit se terrer chez soi avec un stock de nouilles et de bougies, c'est sûrement écrit quelque part dans la bible familiale.

Si on m'avait dit que non seulement je le ferais, mais qu'en plus je trouverais ça beau...


Je me suis promenée en ville ce matin et j'étais seule dans des quartiers habituellement saturés. Que dire? Que j'aime cette ville? Que j'aime ce pays? C'est peu mais les mots me manquent.

Maintenant c'est chez moi ici.



dimanche 2 mars 2008

Deadline

En 2008 on a décidé qu'on se retrouverait pour une soirée entre filles le premier mercredi de chaque mois. C'était LA décision à prendre pour concilier en douceur nos impératifs, et ça marche très bien. En plus, peu importe qui on abandonne à la maison ce soir-là, on sort sans aucune trace de mauvaise conscience puisque eh! c'est le premier mercredi du mois! Comme si depuis la nuit des temps ce jour-là avait été exclusivement consacré aux copines. Comme on s'habitue vite aux bonnes choses...
Mercredi prochain je veux porter Karin. Une demi-manche à terminer + le col + les finitions... J'ai la pression.

vendredi 29 février 2008

Ma vie est tout à fait fascinante



Ma vie est tout à fait fascinante
Pénélope Bagieu
Jean-Claude Gawsewitch éditeur


On a écrit un bouquin sur moi. C'est vrai quoi, coincée entre boulot et poils de chats, il était temps que quelqu'un s'occupe de faire passer mon quotidien héroïque à la postérité.
Et j'ai assez d'humour pour accepter qu'on diffuse ce genre d'images de moi :


Sérieusement, elle me connaît cette Pénélope, non?


jeudi 21 février 2008

L'essayer c'est l'adopter

Dans panier en laine feutrée on peut faire tout ce qu'on fait dans un panier normal; une petite sieste, une grande toilette-d'après-dîner, une petite-toilette-d'avant-dormir, on peut poser son museau sur les bords ou se cacher dedans, s'y rouler ou en boule où s'étirer de tout son long.

Et en plus de tout ça on peut aussi en mordiller les bords, en lécher les fibres et essayer de les manger comme si c'était de l'herbe à chat, et, le fin du fin, on peut lui mettre une raclée. Parce qu'un panier souple c'est comme une souris géante.

Un Kitty Pi à la maison c'est la fête.

S'il appartient à celle qui l'a occupé le plus longtemps c'est la fugueuse qui gagne haut la patte.

lundi 18 février 2008

Kitty Pi

J'avais besoin d'une pause dans Karin, parce que tricoter en 3 c'est long, et ça devenait limite écoeurant. Alors j'ai imprimé le modèle de panier feutré pour chat de wendyknits (lien dans la barre latérale) et jeudi soir j'ai commencé.
L'hyperactive a vite compris que c'était pour elle, elle a pris sur ses heures de sommeil pour surveiller chaque étape de la fabrication.


Ca avance si vite en 8, dimanche matin c'était fini. J'avais suivi les instructions à la lettre et le résultat ressemblait bien au bonnet surdimensionné de Wendy. On notera que je me suis lâchée sur les couleurs; 4 teintes différentes, pas seulement du beige et du marron, et pas de noir du tout.



Après deux passages en machine: c'est feutré mais les mailles sont encore apparentes. Mais comme je n'arrivais pas à le mettre en forme comme je voulais et qu'il était moins grand que prévu (normalement la bordure n'était que la petite bande rouge, beige et marron) j'ai préféré éviter un troisième lavage, de peur de me retrouver avec un vide-poches.
J'étais vraiment ravie d'un ouvrage si facile et si rapide, ça a été du bonheur du début à la fin.


Et depuis ce soir... Terrible image d'un Kitty Pi qui se sent seul. Très seul. (Oui, cette table basse appartient à mes chats, pourquoi?)

Kitty Pi (Wendyknits)
tricoté en n°8 - aiguilles à double pointe et aiguille circulaire de 60 cm
en laine à feutrer Wash+Filz-it! d'Anchor (8X50g)

J'ai essayé d'expliquer aux poilues que j'avais littéralement explosé le budget tricot pour elles, manifestement elle n'en ont rien à faire. Ca doit être les rayures. Je savais que j'aurais dû faire sobre.
Peu importe, c'est mon premier objet fini de 2008 (mmmh, il y en avait eu plusieurs en 2007?) alors il restera là au milieu du salon, vide ou garni. Jusqu'à ce que je ne supporte plus cette explosion de couleurs.

samedi 16 février 2008

Grandis un peu, il faut relativiser, il y a des choses plus graves, etc...

Pendant treize ans j'ai eu la plus adorable de toutes les chiennes colley du monde. Les gens nous arrêtaient dans la rue pour la caresser ou la regardaient en souriant tellement elle respirait la douceur. Elle avait du charme. Elle était discrète et bien élevée, savait se faire aimer même de ceux qui ont horreur des chiens. Elle se couchait en croisant les pattes comme une lady, et même après s'être roulée dans du fumier ou dans Dieu sait quoi de parfumé elle gardait une allure d'aristocrate.

Durant toutes ces années elle a passé plus de temps auprès de moi que n'importe quel humain de ma connaissance. Elle m'a regardée partir le matin à la fac, elle a aimé mes petits copains et le pub où je passais mes soirées, elle a traversé des frontières sur la banquette arrière de voitures, elle a adopté mon mari, les chats et les portées de chatons, et accepté nombre de déménagements sans broncher. Heureuse simplement parce qu'elle était avec moi.


Il y a un an, alors qu'elle était dans ce qu'on suppose être sa quinzième année, il est devenu évident que ce n'était plus une crise mais la fin. Il fallait "prendre une décision", comme font les adultes. Le rendez-vous chez le vétérinaire a été fixé à ce jour-là, le 16, un vendredi. Parce que je voulais avoir un peu de temps avant de retourner au boulot. Je n'arrivais pas à imaginer la vie après.

J'avais toujours eu beaucoup de mépris pour les gens qui conservaient des urnes funéraires chez eux. Eh, c'est la mort, il faut tirer un trait! Si c'était les cendres d'un humain je trouvais ça cinglé et morbide. Si c'était celles d'un animal je trouvais ça cinglé et ridicule.

Mais laisser son corps être jeté dans un container à déchets n'était juste pas envisageable. Quand à l'enterrer en forêt ou dans un cimetière pour animaux, je ne voulais pas en entendre parler. L'idée qu'elle soit loin de moi, et seule, m'était insupportable.
Alors aujourd'hui j'ai les cendres de ma chienne chez moi. Je suis peut-être cinglée, selon mes propres critères, mais c'est une petite consolation de me dire qu'elle est toujours avec moi.
Qui a parlé de tirer un trait?

J'ai accepté l'idée d'avoir eu un chien, accepté que c'était du passé et que je ne pourrai jamais rien changer à ça. Mais la douleur de sa perte est encore bien plus forte que tous les bons souvenirs.

Depuis j'ai découvert une facette nouvelle chez certains humains, parmi ceux qui ont connu ma chienne. Plusieurs ont les yeux dans le vague et la voix qui soupire quand ils l'évoquent. Ca me touche. Ils doivent avoir un petit côté "pas très net" eux aussi.
Comme disent les Allemands, on n'a pas toutes les tasses dans le placard.

mercredi 13 février 2008

L'hyperactive en phase maniaque

Y fait beau. En me voyant aller de mon plein gré sur le balcon pour mon premier bain de soleil de l'année, la grande a presque sorti les confettis. Pffff. Faut pas qu'elle s'imagine pour autant que ce soir je sortirai me promener comme ma soeur. Trop de marches à descendre. Quelque chose comme 8. Ou 22. Sais plus. La dernière fois c'était il y a longtemps.


Elle a dit qu'elle avait acheté un truc pour moi, et là elle m'a fait sniffer des pelotes. En promettant que ça allait bientôt devenir un Kitty Pi. Non, aucune idée de ce que c'est. Je ne crois pas que ça se mange.